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Les polarisations sociales au Québec: vulnérabilités et résiliences

22 avril 2017 à 15h30

Cette présentation fera le tour des données de recherche et cliniques issues des travaux de l'équipe SHERPA du CIUSSS centre ouest de l'ile de Montréal au sujet de la discrimination et de ses effets sur les relations intercommunautaires et le bien-être psychosocial des communautés arabo-musulames entre autres. Les différents débats sociaux au Québec et évènements islamophobes sont source de détresse, mais également de cohésion et de résilience au sein des membres de ces communautés.

Ghayda Hassan est professeure de psychologie à l’UQAM et chercheure/ clinicienne au sein de l'équipe d'intervention et de recherche interculturelle (ERIT).

Ses activités cliniques et de recherche, réalisées sur différents groupes, se concentrent sur l’interaction entre la culture, l’identité, la santé mentale et la violence entre les groupes étudiés.

" Quelle forme de neutralité religieuse de l'État?"

Conférence présentée par Denise Helly, anthropologue et  chercheuse au Centre Urbanisation Culture Société (UCS) de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS). Ses intérêts de recherche portent notamment sur l’islam, l’État et la religion, les minorités ethniques, les politiques de pluralisme culturel ainsi que les questions de discrimination. Son intervention à l'Institut Canadien de Civilisation Musulmane tournera autour des différentes formes de neutralité religieuse de l'État. 

Centre de recherche de l'Institut Canadien de Civilisation

Musulmane, premier étage. 

615, rue Belmont, Montréal, H3B2M3, à 20 m de la sortie Square Victoria, sortie rue Belmont.

Conférence ouverte au public samedi 04 février 2017 à 18h00 

 

Dans sa conférence à l’Institut Canadien de Civilisation Musulmane, Denise Helly a abordé la question la diversité des rapports entre État et religion. Elle a exposé le rapport entre l’État et la religion dans les trois cas suivants :

Les États, anglicans anglais, luthérien danois déclarent une religion officielle. Ils assurent l'enseignement de la religion à l'école publique et subventionnent les activités sociales des religions non officielles, mais n'accordent aucun traitement particulier à l'islam. 

Dans le cas néerlandais et belge, les États financent les institutions religieuses  et d'orientation laïque présentes sur leur territoire. 

Enfin, le cas des États, allemand, canadien et espagnol, qui octroient des privilèges à une ou des églises chrétiennes. L'État espagnol a établi l'islam comme seconde religion de l'Espagne, l'État allemand considère la population musulmane comme un corps étranger à la société allemande et l'État canadien n'intervient pas dans l'organisation institutionnelle des minorités religieuses.